Terre, une invitation au voyage

La Mongolie de Valérie

Estelle Abecassis
La Mongolie de Valérie

Atterrissage à Oulan-Bator, capitale de la Mongolie. Du ciel, nous pouvons distinguer les yourtes éparpillées autour de la ville. Nous arrivons juste pour la fin des fêtes du Naadam.

La ville entière est en fête et il y a des animations sur la place Gengis Khan (anciennement Suakhbataar). Une énorme statue trône sur la place et ne manque pas de nous rappeler la grandeur de l'empire.

Les familles prennent la pose et se font tirer le portrait par des photographes vendant leurs clichés pour quelques tugriks. L'ambiance est indéniablement à la fête. Dans les cafés, nous pouvons voir des combats de lutteurs à l'occasion des fêtes du Naadam.

Le lendemain, nous partons pour LE voyage dans le parc Terelj. Peu à peu, la ville s'éloigne laissant place aux paysages de steppes et de yourtes.

Parc de Terelj

A un moment, nous sommes bloqués par la rivière et embarquons tous dans un vieux camion russe qui semble manifestement résister à toute épreuve. Puis, une fois la rivière traversée, nous poursuivons notre chemin à pied. Le soir, l'équipe de cavaliers nous rejoint. Nous communiquons comme nous le pouvons, mais le langage commun reste évidemment la chanson ! Nous revisitons donc tous les classiques de la chanson française et italienne tandis que les étoiles tapissent petit à petit le ciel. C'est ainsi que nous passons notre première nuit dans la steppe.

Pour ce qui est de la suite : durant les 7 prochains jours, nous allons vivre une belle itinérance au rythme du soleil. Au programme : baignade et douche dans la rivière, passage de gués, concours de ricochets, ... nous revenons aux essentiels.

Une yourte dans un campement

Le dernier soir, en compagnie des cavaliers, nous dégustons un festin mongol : un mouton cuit sur des pierres chaudes. Nous partageons ensemble ce dernier repas (les Mongols « tirent » les morceaux de viande qu'ils mangent, ne consommant que la partie qui touche un os). Après ce festin, nous nous retrouvons tous autour du feu et reprenons de plus belle nos chansons franco-italo-mongoles. Le mélange est finalement assez réussi !

Nous quittons ensuite notre équipe pour retrouver une famille de nomades qui va nous accueillir pour deux jours. Ils nous laissent partager leur quotidien : fabrication de chaussons en laine, tonte des animaux, fabrication de friandises à base de fromage. Il semble que le temps se soit arrêté. Nous vivons toujours au rythme du soleil, nous levant et nous couchant avec lui. C'est avec regret que nous quittons la famille après de grandes accolades et que nous repartons dans notre camion russe invincible. Il est temps pour nous de retrouver la ville. Nous sortons tout doucement de cette belle parenthèse dans nos vies, la tête remplie de beaux souvenirs...

Retour